On revient Ă©galement sur les âSept Magnifiquesâ au cĆur dâun clash Ă la Morningstar Conference et zoom sur les dĂ©ductions fiscales immobiliĂšres, un levier clĂ© pour vos revenus locatifs đ
1. đ En septembre, habituellement difficile pour les actions, Wall Street bat pourtant des records, portĂ© par lâattente dâune baisse de taux de la Fed. Le ralentissement de lâemploi renforce la prioritĂ© donnĂ©e au soutien Ă©conomique, mais le discours de Jerome Powell sera dĂ©cisif pour lâorientation des marchĂ©s. En Europe, la BCE reste prudente. En France, Standard & Poorâs a dĂ©gradĂ© la note souveraine, et lâĂ©cart de crĂ©dit avec lâItalie a disparu, illustrant la perte de son statut privilĂ©giĂ©.
2. âĄïž Ă la Morningstar Conference de Chicago, trois gĂ©rants de fonds ont dĂ©battu des âSept Magnifiquesâ (Apple, Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft, Nvidia, Tesla). Davidowitz critique Apple, Meta et Nvidia, jugĂ©s dĂ©cevants ou trop cycliques. Hamzaogullari dĂ©fend Amazon et Tesla, symboles dâinnovation. Lin nuance : il croit Ă la force de lâĂ©cosystĂšme Apple mais doute dâAlphabet face aux rĂ©gulateurs. Tous sâaccordent : les gĂ©ants ne sont plus intouchables, et seuls Amazon et Microsoft paraissent vraiment solides.
3. đ Ă lâapproche de la clĂŽture fiscale, les bailleurs doivent optimiser leurs revenus via les dĂ©ductions immobiliĂšres. En location vide, le micro-foncier accorde un abattement de 30 %, mais seul le rĂ©gime rĂ©el permet de dĂ©duire toutes les charges et de gĂ©nĂ©rer un dĂ©ficit foncier imputable (jusquâĂ 21 400 ⏠avec travaux Ă©nergĂ©tiques). En meublĂ©, le rĂ©gime rĂ©el est encore plus avantageux grĂące aux amortissements, malgrĂ© leur rĂ©intĂ©gration lors de la revente. Le choix du rĂ©gime conditionne la rentabilitĂ© durable.
4. đ Le marchĂ© immobilier girondin reste dynamique selon le baromĂštre Fnaim/Clameur. Sur un an, 21 132 ventes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es (+1,6 %), dont plus de 4 200 Ă Bordeaux, ville leader du dĂ©partement. Les prix moyens sâĂ©tablissent Ă 3 300 âŹ/mÂČ en Gironde (â1,4 %), mais progressent Ă Bordeaux (+1,2 %, 4 527 âŹ/mÂČ). Les loyers continuent de grimper : 13,40 âŹ/mÂČ en Gironde (+0,9 %) et 14,80 âŹ/mÂČ Ă Bordeaux (+0,4 % en un an, +5 % en cinq ans).
Nous en parlions il y a deux semaines :
Septembre est historiquement lâun des mois les plus compliquĂ©s pour les actions. Pourtant, cette annĂ©e, les marchĂ©s semblent bien dĂ©cidĂ©s Ă dĂ©jouer la statistique, puisque les indices amĂ©ricains viennent de toucher de nouveaux records historiques !
Cette envolée repose sur un consensus unanime : la Fed baissera ses taux ce mercredi.
En toile de fond, les chiffres de lâemploi publiĂ©s mardi dernier ont confirmĂ© un net ralentissement : en aoĂ»t, la premiĂšre Ă©conomie mondiale nâa créé que 22 000 postes non agricoles, contre 75 000 attendus.
Pour la Fed, qui agit sous un double mandat (stabilitĂ© des prix et plein emploi) ce signal change la hiĂ©rarchie des prioritĂ©s. DĂ©fendre lâemploi devient lâargument central pour justifier une dĂ©tente monĂ©taire.
Mais lâenjeu nâest plus dans la dĂ©cision : la baisse de 0,25 % est dĂ©jĂ acquise.
Le vrai test sera le discours de Jerome Powell. Chaque mot sera scruté pour savoir si la Fed ouvre la voie à :
- Un cycle de baisses prolongĂ©, qui nourrirait lâeuphorie boursiĂšre
- Ou un simple ajustement limitĂ©, qui pourrait refroidir lâoptimisme actuel
Plus que la dĂ©cision elle-mĂȘme, câest donc le ton de la Fed qui fixera la tendance des marchĂ©s jusquâĂ la fin de lâannĂ©e.
đȘđș Et en Europe ?
La BCE a, sans surprise, laissĂ© ses taux inchangĂ©s. Christine Lagarde a estimĂ© que lâinflation se rapprochait de la cible et que lâĂ©conomie restait solide, mais nâa donnĂ© aucune indication claire sur la suite.
En France, le contraste est saisissant.
Alors que Wall Street se réjouit du retour des baisses de taux, Paris fait face à des vents contraires.
Standard & Poorâs a abaissĂ© la note souveraine du pays, dĂ©nonçant lâincapacitĂ© chronique Ă Ă©quilibrer les comptes publics.
RĂ©sultat : comme le montre le graphique ci-dessous, le spread entre la France et lâItalie sâest rĂ©duit à ⊠zĂ©ro. Alors qu'il Ă©tait Ă plus de 4% en 2012
đ Focus pĂ©dagogique : Quâest-ce quâun spread de crĂ©dit ?
Un spread est lâĂ©cart de rendement entre deux emprunteurs obligataires.
đĄ Exemple : si la France emprunte Ă 3 % et lâItalie Ă 4 %, le spread est de 1 point (100 points de base).
Cet écart reflÚte la prime de risque exigée par les investisseurs.
Historiquement, la France bĂ©nĂ©ficiait dâun statut de âbon Ă©lĂšveâ, avec des taux proches de lâAllemagne et infĂ©rieurs Ă ceux de lâItalie. Aujourdâhui, cet avantage a disparu.
Le paradoxe est lĂ :
Ce qui fragilise lâĂ©conomie amĂ©ricaine soutient les marchĂ©s.
Ce qui fragilise la France⊠fait douter les investisseurs.
âïž Par Chauncey
Le 26 juin 2025, la salle de la Morningstar Investment Conference Ă Chicago Ă©tait en Ă©bullition. Trois cadors de la gestion de fonds â Dan Davidowitz (Polen Capital), Aziz Hamzaogullari (Loomis Sayles) et Chris Lin (Fidelity) â se sont affrontĂ©s sur lâavenir des âSept Magnifiquesâ : Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla. Ces gĂ©ants de la tech ont fait rĂȘver les investisseurs, mais entre rĂ©gulations, IA bancale et cycles risquĂ©s, le ton est montĂ©.
Un ring, trois visions
Imaginez la scĂšne : Tony Thomas, de Morningstar, lance le dĂ©bat. Les âSept Magnifiquesâ dominent les marchĂ©s, mais leurs actions vacillent. Davidowitz ouvre le bal, un peu comme un boxeur prudent. Il vend Apple, sceptique sur son IA âApple Intelligenceâ qui nâa pas tenu ses promesses. âOn attendait un boom des iPhones, mais câest le flopâ, lĂąche-t-il. Il pointe aussi Meta, critiquant ses 14 milliards annuels engloutis dans un mĂ©tavers qui âne rapporte rienâ. Et Nvidia ? âTrop cyclique, ça va plonger un jourâ, prĂ©vient-il.
Hamzaogullari, lui, contre-attaque avec panache. Pour lui, Amazon est un modĂšle : âIls prennent des petits risques, comme AWS, et maintenant, câest la moitiĂ© de leurs profits !â Il dĂ©fend aussi Tesla, louant son innovation et son modĂšle sans concessionnaires. âCâest une rĂ©volution, pas juste une voitureâ, insiste-t-il. Lin, plus posĂ©, joue lâĂ©quilibriste. Il adore Apple, malgrĂ© ses ratĂ©s en IA : âLeur Ă©cosystĂšme est trop fort, les gens achĂšteront quand mĂȘme.â Mais sur Alphabet, il rejoint Davidowitz : âLes rĂ©gulateurs vont leur tomber dessus.â
Pourquoi ça chauffe ?
Ce dĂ©bat, câest plus quâun Ă©change dâidĂ©es. Alphabet risque gros avec une condamnation pour monopole sur la pub en ligne. Apple et Meta patinent sur lâIA, tandis que Nvidia, star des puces, pourrait chuter quand le marchĂ© des semi-conducteurs ralentira. Microsoft, en revanche, impressionne : â10 milliards par an en IA, personne ne suit !â, sâenthousiasme Davidowitz. Tesla divise : pour Hamzaogullari, câest une plateforme tech ; pour les autres, câest juste une voiture.
Ce que cela veut dire
Les gĂ©rants sâaccordent sur un point : les âSeptâ ne sont plus intouchables. Les rĂ©gulations, les ratĂ©s technologiques et les cycles Ă©conomiques menacent. Mais il y a des lueurs dâespoir : Amazon et Microsoft tiennent bon grĂące Ă leurs bases solides, et mĂȘme Apple pourrait sâen sortir grĂące Ă sa marque. Les investisseurs, eux, doivent choisir leur camp : parier sur les visionnaires ou jouer la prudence.
Ă quoi sâattendre ?
Les marchĂ©s vont rester nerveux. Si Alphabet ou Nvidia déçoivent, leurs actions pourraient plonger. Amazon et Microsoft, eux, semblent mieux armĂ©s. Tesla ? Câest le joker : tout dĂ©pend si vous croyez en Elon Musk. La salle a applaudi, mais le verdict est clair : lâavenir des âSept Magnifiquesâ nâa jamais Ă©tĂ© aussi incertain.
Ces Ă©changes montrent une chose : mĂȘme les gĂ©ants doivent se battre pour rester au sommet.
âïž Par MathĂ©o
Ă lâapproche de la clĂŽture fiscale, les bailleurs ont tout intĂ©rĂȘt Ă se pencher sur les dĂ©ductions immobiliĂšres, vĂ©ritable outil pour prĂ©server la rentabilitĂ© dâun investissement locatif. Selon le rĂ©gime fiscal choisi â micro ou rĂ©el â la fiscalitĂ© peut varier du simple au double.
En location vide, le micro-foncier (jusquâĂ 15 000 ⏠de loyers annuels) applique un abattement automatique de 30 %, sans possibilitĂ© de dĂ©duire les charges rĂ©elles. Le rĂ©gime rĂ©el, obligatoire au-delĂ , permet de retrancher lâensemble des frais engagĂ©s (intĂ©rĂȘts dâemprunt, travaux, assurances, taxe fonciĂšre, copropriĂ©tĂ©âŠ), et dâimputer un dĂ©ficit foncier jusquâĂ 10 700 ⏠sur le revenu global. En cas de travaux Ă©nergĂ©tiques Ă©ligibles, ce plafond grimpe mĂȘme Ă 21 400 ⏠jusquâau 31 dĂ©cembre 2025.
En location meublĂ©e (LMNP), le micro-BIC (jusquâĂ 77 700 ⏠de recettes) offre un abattement forfaitaire de 50 %. Mais câest surtout le rĂ©gime rĂ©el qui se distingue : en plus des charges classiques, il autorise lâamortissement du bien, du mobilier et de certains travaux, rĂ©duisant parfois lâimposition Ă zĂ©ro pendant plusieurs annĂ©es. Attention toutefois : depuis 2025, ces amortissements sont rĂ©intĂ©grĂ©s dans le calcul de la plus-value Ă la revente.
đ Les charges non dĂ©ductibles restent Ă surveiller : travaux de construction ou dâagrandissement, mobilier en location vide, ou amortissements hors LMNP.
En rĂ©sumĂ©, le choix du rĂ©gime fiscal est stratĂ©gique : simplicitĂ© avec les rĂ©gimes micro, ou optimisation maximale avec le rĂ©el. Bien maĂźtrisĂ©es, les dĂ©ductions fiscales permettent dâallĂ©ger immĂ©diatement sa fiscalitĂ©, tout en inscrivant son investissement locatif dans une logique de rentabilitĂ© durable.
âïž Par Quentin
Selon le dernier baromĂštre des territoires Fnaim/Clameur (juin 2025), lâimmobilier en Gironde continue dâĂ©voluer, entre progression des ventes et tensions sur les prix et loyers.
Un marché dynamique en Gironde
21 132 ventes de logements enregistrées au cours des 12 derniers mois
+1,6 % par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente
à Bordeaux, plus de 4 200 logements ont changé de mains, dont 3 221 appartements.
Mérignac : 951 transactions
Pessac : 639 transactions
Talence : 568 transactions
Ăvolution des prix
Gironde (moyenne) : 3 300 âŹ/mÂČ
â En baisse de 1,4 % sur un an
Bordeaux : 4 527 âŹ/mÂČ
â En hausse de 1,2 %
Loyers en progression
Gironde : 13,40 âŹ/mÂČ (+0,9 % en un an)
Bordeaux : 14,80 âŹ/mÂČ (+0,4 % en un an, +5 % en 5 ans)
đ En rĂ©sumĂ© : le marchĂ© girondin reste attractif et actif, avec une stabilitĂ© globale des prix mais une tendance haussiĂšre des loyers, en particulier Ă Bordeaux.
âïž Par Jean-Philippe
Toute lâĂ©quipe Ingefii vous souhaite une bonne semaine ! đ