📈 Quand les mauvaises nouvelles font monter les marchés – et ce que révèlent les chiffres de l’immobilier girondin 📊

On revient également sur les “Sept Magnifiques” au cœur d’un clash à la Morningstar Conference et zoom sur les déductions fiscales immobilières, un levier clé pour vos revenus locatifs 🏠

L'actu finance & immo
5 min ⋅ 15/09/2025

1. 📈 En septembre, habituellement difficile pour les actions, Wall Street bat pourtant des records, porté par l’attente d’une baisse de taux de la Fed. Le ralentissement de l’emploi renforce la priorité donnée au soutien économique, mais le discours de Jerome Powell sera décisif pour l’orientation des marchés. En Europe, la BCE reste prudente. En France, Standard & Poor’s a dégradé la note souveraine, et l’écart de crédit avec l’Italie a disparu, illustrant la perte de son statut privilégié.

2. ⚡️ À la Morningstar Conference de Chicago, trois gérants de fonds ont débattu des “Sept Magnifiques” (Apple, Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft, Nvidia, Tesla). Davidowitz critique Apple, Meta et Nvidia, jugés décevants ou trop cycliques. Hamzaogullari défend Amazon et Tesla, symboles d’innovation. Lin nuance : il croit à la force de l’écosystème Apple mais doute d’Alphabet face aux régulateurs. Tous s’accordent : les géants ne sont plus intouchables, et seuls Amazon et Microsoft paraissent vraiment solides.

3. 🏠 À l’approche de la clôture fiscale, les bailleurs doivent optimiser leurs revenus via les déductions immobilières. En location vide, le micro-foncier accorde un abattement de 30 %, mais seul le régime réel permet de déduire toutes les charges et de générer un déficit foncier imputable (jusqu’à 21 400 € avec travaux énergétiques). En meublé, le régime réel est encore plus avantageux grâce aux amortissements, malgré leur réintégration lors de la revente. Le choix du régime conditionne la rentabilité durable.

4. 📊 Le marché immobilier girondin reste dynamique selon le baromètre Fnaim/Clameur. Sur un an, 21 132 ventes ont été enregistrées (+1,6 %), dont plus de 4 200 à Bordeaux, ville leader du département. Les prix moyens s’établissent à 3 300 €/m² en Gironde (–1,4 %), mais progressent à Bordeaux (+1,2 %, 4 527 €/m²). Les loyers continuent de grimper : 13,40 €/m² en Gironde (+0,9 %) et 14,80 €/m² à Bordeaux (+0,4 % en un an, +5 % en cinq ans). 

📈 Quand les mauvaises nouvelles font grimper les marchés

Nous en parlions il y a deux semaines :
Septembre est historiquement l’un des mois les plus compliqués pour les actions. Pourtant, cette année, les marchés semblent bien décidés à déjouer la statistique, puisque les indices américains viennent de toucher de nouveaux records historiques !

Cette envolée repose sur un consensus unanime : la Fed baissera ses taux ce mercredi.
En toile de fond, les chiffres de l’emploi publiés mardi dernier ont confirmé un net ralentissement : en août, la première économie mondiale n’a créé que 22 000 postes non agricoles, contre 75 000 attendus.

Pour la Fed, qui agit sous un double mandat (stabilité des prix et plein emploi) ce signal change la hiérarchie des priorités. Défendre l’emploi devient l’argument central pour justifier une détente monétaire.

Mais l’enjeu n’est plus dans la décision : la baisse de 0,25 % est déjà acquise.

Le vrai test sera le discours de Jerome Powell. Chaque mot sera scruté pour savoir si la Fed ouvre la voie à :
- Un cycle de baisses prolongé, qui nourrirait l’euphorie boursière
- Ou un simple ajustement limité, qui pourrait refroidir l’optimisme actuel

Plus que la décision elle-même, c’est donc le ton de la Fed qui fixera la tendance des marchés jusqu’à la fin de l’année.

🇪🇺 Et en Europe ?
La BCE a, sans surprise, laissé ses taux inchangés. Christine Lagarde a estimé que l’inflation se rapprochait de la cible et que l’économie restait solide, mais n’a donné aucune indication claire sur la suite.

En France, le contraste est saisissant.
Alors que Wall Street se réjouit du retour des baisses de taux, Paris fait face à des vents contraires.
Standard & Poor’s a abaissé la note souveraine du pays, dénonçant l’incapacité chronique à équilibrer les comptes publics.
Résultat : comme le montre le graphique ci-dessous, le spread entre la France et l’Italie s’est réduit à… zéro. Alors qu'il était à plus de 4% en 2012

📊 Focus pédagogique : Qu’est-ce qu’un spread de crédit ?
Un spread est l’écart de rendement entre deux emprunteurs obligataires.
💡 Exemple : si la France emprunte à 3 % et l’Italie à 4 %, le spread est de 1 point (100 points de base).

Cet écart reflète la prime de risque exigée par les investisseurs.

Historiquement, la France bénéficiait d’un statut de “bon élève”, avec des taux proches de l’Allemagne et inférieurs à ceux de l’Italie. Aujourd’hui, cet avantage a disparu.

Le paradoxe est là :
Ce qui fragilise l’économie américaine soutient les marchés.
Ce qui fragilise la France… fait douter les investisseurs.

✍️ Par Chauncey


⚡️ Les “Sept Magnifiques” au cœur d’un clash à la Morningstar Conference

Le 26 juin 2025, la salle de la Morningstar Investment Conference à Chicago était en ébullition. Trois cadors de la gestion de fonds – Dan Davidowitz (Polen Capital), Aziz Hamzaogullari (Loomis Sayles) et Chris Lin (Fidelity) – se sont affrontés sur l’avenir des “Sept Magnifiques” : Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla. Ces géants de la tech ont fait rêver les investisseurs, mais entre régulations, IA bancale et cycles risqués, le ton est monté.

Un ring, trois visions

Imaginez la scène : Tony Thomas, de Morningstar, lance le débat. Les “Sept Magnifiques” dominent les marchés, mais leurs actions vacillent. Davidowitz ouvre le bal, un peu comme un boxeur prudent. Il vend Apple, sceptique sur son IA “Apple Intelligence” qui n’a pas tenu ses promesses. “On attendait un boom des iPhones, mais c’est le flop”, lâche-t-il. Il pointe aussi Meta, critiquant ses 14 milliards annuels engloutis dans un métavers qui “ne rapporte rien”. Et Nvidia ? “Trop cyclique, ça va plonger un jour”, prévient-il.

Hamzaogullari, lui, contre-attaque avec panache. Pour lui, Amazon est un modèle : “Ils prennent des petits risques, comme AWS, et maintenant, c’est la moitié de leurs profits !” Il défend aussi Tesla, louant son innovation et son modèle sans concessionnaires. “C’est une révolution, pas juste une voiture”, insiste-t-il. Lin, plus posé, joue l’équilibriste. Il adore Apple, malgré ses ratés en IA : “Leur écosystème est trop fort, les gens achèteront quand même.” Mais sur Alphabet, il rejoint Davidowitz : “Les régulateurs vont leur tomber dessus.”

Pourquoi ça chauffe ?

Ce débat, c’est plus qu’un échange d’idées. Alphabet risque gros avec une condamnation pour monopole sur la pub en ligne. Apple et Meta patinent sur l’IA, tandis que Nvidia, star des puces, pourrait chuter quand le marché des semi-conducteurs ralentira. Microsoft, en revanche, impressionne : “10 milliards par an en IA, personne ne suit !”, s’enthousiasme Davidowitz. Tesla divise : pour Hamzaogullari, c’est une plateforme tech ; pour les autres, c’est juste une voiture.

Ce que cela veut dire

Les gérants s’accordent sur un point : les “Sept” ne sont plus intouchables. Les régulations, les ratés technologiques et les cycles économiques menacent. Mais il y a des lueurs d’espoir : Amazon et Microsoft tiennent bon grâce à leurs bases solides, et même Apple pourrait s’en sortir grâce à sa marque. Les investisseurs, eux, doivent choisir leur camp : parier sur les visionnaires ou jouer la prudence.

À quoi s’attendre ?

Les marchés vont rester nerveux. Si Alphabet ou Nvidia déçoivent, leurs actions pourraient plonger. Amazon et Microsoft, eux, semblent mieux armés. Tesla ? C’est le joker : tout dépend si vous croyez en Elon Musk. La salle a applaudi, mais le verdict est clair : l’avenir des “Sept Magnifiques” n’a jamais été aussi incertain.

Ces échanges montrent une chose : même les géants doivent se battre pour rester au sommet.

✍️ Par Mathéo


🏠 Déductions fiscales immobilières : un levier incontournable pour optimiser vos revenus locatifs

À l’approche de la clôture fiscale, les bailleurs ont tout intérêt à se pencher sur les déductions immobilières, véritable outil pour préserver la rentabilité d’un investissement locatif. Selon le régime fiscal choisi — micro ou réel — la fiscalité peut varier du simple au double.

En location vide, le micro-foncier (jusqu’à 15 000 € de loyers annuels) applique un abattement automatique de 30 %, sans possibilité de déduire les charges réelles. Le régime réel, obligatoire au-delà, permet de retrancher l’ensemble des frais engagés (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, taxe foncière, copropriété…), et d’imputer un déficit foncier jusqu’à 10 700 € sur le revenu global. En cas de travaux énergétiques éligibles, ce plafond grimpe même à 21 400 € jusqu’au 31 décembre 2025.

En location meublée (LMNP), le micro-BIC (jusqu’à 77 700 € de recettes) offre un abattement forfaitaire de 50 %. Mais c’est surtout le régime réel qui se distingue : en plus des charges classiques, il autorise l’amortissement du bien, du mobilier et de certains travaux, réduisant parfois l’imposition à zéro pendant plusieurs années. Attention toutefois : depuis 2025, ces amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente.

👉 Les charges non déductibles restent à surveiller : travaux de construction ou d’agrandissement, mobilier en location vide, ou amortissements hors LMNP.

En résumé, le choix du régime fiscal est stratégique : simplicité avec les régimes micro, ou optimisation maximale avec le réel. Bien maîtrisées, les déductions fiscales permettent d’alléger immédiatement sa fiscalité, tout en inscrivant son investissement locatif dans une logique de rentabilité durable.

✍️ Par Quentin


📊 Les chiffres du marché immobilier girondin

Selon le dernier baromètre des territoires Fnaim/Clameur (juin 2025), l’immobilier en Gironde continue d’évoluer, entre progression des ventes et tensions sur les prix et loyers.

Un marché dynamique en Gironde

  • 21 132 ventes de logements enregistrées au cours des 12 derniers mois

  • +1,6 % par rapport à l’année précédente

  • À Bordeaux, plus de 4 200 logements ont changé de mains, dont 3 221 appartements.

  • Mérignac : 951 transactions

  • Pessac : 639 transactions

  • Talence : 568 transactions

Évolution des prix

Gironde (moyenne) : 3 300 €/m²

➖ En baisse de 1,4 % sur un an

Bordeaux : 4 527 €/m²

➕ En hausse de 1,2 %

Loyers en progression

Gironde : 13,40 €/m² (+0,9 % en un an)

Bordeaux : 14,80 €/m² (+0,4 % en un an, +5 % en 5 ans)

👉 En résumé : le marché girondin reste attractif et actif, avec une stabilité globale des prix mais une tendance haussière des loyers, en particulier à Bordeaux.

✍️ Par Jean-Philippe


Toute l’équipe Ingefii vous souhaite une bonne semaine ! 🙂

L'actu finance & immo

Par L'équipe Ingefii

Chez INGEFII, notre équipe est composée d’experts passionnés et engagés qui mettent leur expertise au service de votre patrimoine.

Les derniers articles publiés