Entre le retour brutal du risque géopolitique (Groenland, droits de douane américains), une collecte record sur les ETF européens et les premiers signes de reprise du marché immobilier français, les investisseurs entrent dans une nouvelle phase de recomposition des marchés.
Dans le rapport « Marchés Ingefii », Marchés mondiaux : records américains, boom de l’IA, tensions sociales et choc énergétique redessinent l’équilibre économique global.
Entre records boursiers américains portés par les multiples, diffusion mondiale mais inégalitaire de l’IA, tensions sur le pouvoir d’achat aux États-Unis, explosion énergétique des data centers, retour des investisseurs chinois et regain de spéculation sur l’argent.
1. Actions US : une allocation actions à des niveaux historiquement élevés
2. IA : une diffusion mondiale en forte progression, mais très inégalitaire
3. S&P 500 : une performance de plus en plus portée par l’expansion des multiples
4. États-Unis : les ménages modestes pris en étau entre salaires et inflation
5. IA et data centers : une explosion structurelle de la demande d’électricité
6. Chine : la hausse des actions s’accompagne d’un net regain de participation
7. Argent : une thèse de long terme intacte, mais un marché devenu très spéculatif à court terme
1. Les marchés ont été dominés cette semaine par le retour brutal de la géopolitique, autour du dossier du Groenland et d’un nouveau bras de fer commercial entre les États-Unis et l’Europe. Malgré une inflation américaine conforme et de bons résultats bancaires, Trump annonce des droits de douane jusqu’à 25 %. Bruxelles prépare une riposte. Le Groenland devient un pivot stratégique, alimentant volatilité et tensions commerciales.
2. En 2025, le marché européen des ETF connaît une collecte record de plus de 330 milliards d’euros, dépassant largement le précédent sommet de 2024. Les flux se réorientent : recul marqué des ETF actions américaines, au profit des ETF européens, mondiaux et obligataires. Portés par cette dynamique et l’effet marché, les encours dépassent désormais 2 700 milliards d’euros, confirmant l’attractivité et la maturité du marché européen.
3. Après le ralentissement de 2024, le marché immobilier français montre des signes de stabilisation fin 2025, ouvrant la voie à une possible reprise en 2026. Les taux de crédit se stabilisent autour de 3,1–3,25 %, les prix devraient progresser modérément (+2 à +3 %) et les primo-accédants reviennent progressivement. Les transactions pourraient atteindre près de 980 000 ventes, proches des niveaux d’avant-crise.
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