De la fin du shutdown américain aux tensions sur la tech, en passant par la régulation du logement et le rôle clé du notaire, les signaux économiques se recomposent entre incertitudes, rééquilibrages et nouveaux défis.
Dans le rapport « Marchés Ingefii » de la semaine dernière, 🇺🇸 Le marché du travail américain envoie un signal d’alerte
1. Après un mois de shutdown, les statistiques américaines reviennent progressivement, avec un rapport sur l’emploi attendu la semaine prochaine. Ce retour intervient alors que le doute s’installe sur une baisse des taux en décembre : la probabilité est passée de 88 % à 44 %, la Fed restant prudente face au manque de données et aux signaux inflationnistes. Les techs reculent, le Nasdaq 100 consolide, et le marché attend surtout les résultats de NVIDIA, baromètre clé de l’IA.
2. La fin du shutdown américain réduit l’incertitude macro-économique et ravive l’appétit pour le risque sur les marchés, au moment où le secteur technologique et l’IA sont sous tension. Cette amélioration du contexte masque temporairement les inquiétudes liées à une possible bulle IA, malgré des valorisations élevées et une rentabilité encore incertaine. Les investisseurs reviennent progressivement vers la tech, mais les risques demeurent : soutiens aux indices, vulnérabilité du secteur IA et sensibilité aux futurs résultats ou décisions de taux.
3. Un an après le durcissement de la régulation, Airbnb continue de croître en France sans impact négatif notable. La pénurie immobilière ne s’explique pas uniquement par les locations touristiques : une large part des annonces provient de résidences secondaires et seuls 8 % des meublés seraient réellement problématiques. La loi vise surtout à sensibiliser sur l’équilibre entre tourisme et logement annuel, mais ses effets restent incertains. Les plateformes appellent à un débat global sur la politique du logement.
4. Lors d’une vente immobilière, le notaire gère toutes les obligations fiscales : il déclare la transaction au Service de la publicité foncière, informe les services fiscaux et calcule puis règle l’éventuelle plus-value au nom du vendeur. Cette plus-value est exonérée pour la résidence principale ou après 22 ans de détention. Concernant la taxe foncière, l’acheteur rembourse le prorata au vendeur, mais celui-ci reste redevable pour l’année en cours et doit stopper sa mensualisation.
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