1. La volatilitĂ© revient au premier plan... Et tout indique quâelle va sâintensifier ! Les marchĂ©s ont connu un calme apparent la semaine derniĂšre, mais la volatilitĂ© devrait fortement augmenter, notamment en raison de lâimplication militaire des Ătats-Unis dans le conflit israĂ©lo-iranien. La Fed a maintenu ses taux mais revu Ă la baisse ses prĂ©visions de croissance, anticipant une hausse du chĂŽmage et de lâinflation. LâĂ©conomie amĂ©ricaine montre des signes de ralentissement, tandis que lâEurope, portĂ©e par un regain dâoptimisme en Allemagne, affiche des signaux lĂ©gĂšrement plus positifs.
2. Le secteur pharmaceutique : une dĂ©cote historique malgrĂ© un profil dĂ©fensif. Le secteur pharmaceutique europĂ©en affiche une nette sous-Ă©valuation, avec une dĂ©cote dâenviron 7 % par rapport au marchĂ© global â un niveau historiquement bas. Cette faiblesse sâexplique par les craintes rĂ©glementaires venues des Ătats-Unis et lâanticipation de pressions sur les marges liĂ©es Ă lâexpiration de brevets clĂ©s. Pourtant, les fondamentaux restent solides, et de nombreux gĂ©rants y voient une opportunitĂ© dâinvestissement, misant sur la rĂ©silience, lâinnovation et les dividendes du secteur. La situation pourrait ainsi ĂȘtre temporaire et propice Ă des fusions ou rachats, notamment dans la biotech.
3. Le Rafale Ă la conquĂȘte du ciel : Dassault frappe fort au Salon du Bourget 2025. Dans un contexte international tendu, le Salon du Bourget 2025 a confirmĂ© le rĂŽle central de la France dans lâindustrie de la dĂ©fense. Dassault Aviation y a dĂ©voilĂ© le Rafale F5, version modernisĂ©e de son chasseur, suscitant lâintĂ©rĂȘt de plusieurs pays pour des contrats potentiellement colossaux. LâĂ©vĂ©nement dynamise lâemploi et lâinnovation dans lâaĂ©ronautique, tout en consolidant les partenariats industriels. Le Bourget sâaffirme ainsi comme un puissant levier Ă©conomique et stratĂ©gique pour la France.
4. Le pacte dâassociĂ©s que tâas signĂ© sans le lire (ou relu depuis 2019). La majoritĂ© des pactes dâassociĂ©s sont mal conçus ou obsolĂštes, souvent copiĂ©s-collĂ©s sans adaptation. Le problĂšme surgit en cas de crise : divorce, conflit, burn-out⊠et lĂ , on rĂ©alise trop tard quâon est sans protection. Exemple concret : deux associĂ©s bloquĂ©s depuis 8 mois faute de clauses clĂ©s, avec une boĂźte paralysĂ©e et des frais dâavocats qui explosent. Un pacte doit ĂȘtre vu comme un airbag, pas un dĂ©cor. Le bon rĂ©flexe : le relire tous les deux ans, le mettre Ă jour Ă chaque changement, et anticiper les conflits tant que les relations sont bonnes.
đ La volatilitĂ© revient au premier plan...
... Et tout indique quâelle va sâintensifier !
La semaine derniÚre fut marquée par une étrange stabilité des marchés. Les indices ont peu bougé, mais le calme ne devrait pas durer.
Le point de bascule : lâĂ©volution du conflit israĂ©lo-iranien, et surtout lâentrĂ©e dĂ©sormais officielle des Ătats-Unis dans le jeu.
Lâimplication militaire amĂ©ricaine change la donne.
Jusquâici, les hĂ©sitations de Washington incitaient Ă la prudence. DĂ©sormais, le risque gĂ©opolitique devient central, et une montĂ©e marquĂ©e de la volatilitĂ© semble inĂ©vitable cette semaine.
La semaine a aussi été marquée par la décision de la Fed de laisser ses taux inchangés mercredi soir.
DerriĂšre ce statu quo, un message plus sombre :
anticipation d'inflation et de chĂŽmage revus Ă la hausse
anticipation de croissance revues Ă la baisse.
La FED continue donc de jouer la montre, tout en reconnaissant que le contexte se dégrade.
Et lâintensification du conflit au Moyen-Orient, en mettant la pression sur les prix du pĂ©trole, pourrait compliquer sa tĂąche en ravivant les tensions inflationnistes.
Des prĂ©visions de la FED qui sont corroborĂ©es par les donnĂ©es publiĂ©es par le LEI du trĂšs sĂ©rieux Conference Board, dont les derniers indicateurs confirment un ralentissement Ă venir de lâĂ©conomie amĂ©ricaine
Morosité des consommateurs ;
Faiblesse des commandes industrielles ;
Rebond des inscriptions au chĂŽmage ;
Baisse des permis de construire.
Pas de rĂ©cession anticipĂ©e Ă ce stade, mais un ralentissement significatif de lâactivitĂ© en 2025 par rapport Ă 2024.
Focus pĂ©dagogique : Le Conference Board, câest quoi ?
Câest un institut de recherche Ă©conomique amĂ©ricain indĂ©pendant, souvent citĂ© par les marchĂ©s pour son Leading Economic Index (LEI), un indicateur avancĂ© censĂ© prĂ©voir les tendances Ă©conomiques Ă venir.
Lorsquâil recule plusieurs mois dâaffilĂ©e (comme câest le cas depuis plus dâun an) il signale un ralentissement probable de lâĂ©conomie.
En Europe, les nouvelles sont moins négatives, voire légÚrement encourageantes.
Comme par exemple en Allemagne, oĂč lâindice ZEW du sentiment Ă©conomique sâest envolĂ© de +22,3 points en juin, portĂ© par la consommation, lâinvestissement et les espoirs autour de la relance budgĂ©taire.
CombinĂ© aux rĂ©centes baisses de taux de la BCE, cela pourrait enfin sortir lâĂ©conomie allemande de trois ans de stagnation.
En résumé :
Volatilité attendue en forte hausse cette semaine
Ăconomie US : ralentissement en vue, avec des valorisations toujours proches des sommets historiques (moins de 3âŻ%)
Zone euro : données encourageantes, mais à confirmer
Ce matin, lâouverture des marchĂ©s donnera un premier signal de lâimpact de lâintervention amĂ©ricaine.
Et au-delĂ du gĂ©opolitique, la semaine sera aussi rythmĂ©e par des publications macro clĂ©s en Europe et aux Ătats-Unis.
âïž Par Chauncey
đ Le secteur pharmaceutique : une dĂ©cote historique malgrĂ© un profil dĂ©fensif
Alors que les valeurs dĂ©fensives europĂ©ennes ont globalement surperformĂ© depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, le secteur pharmaceutique dĂ©note avec une sous-Ă©valuation marquĂ©e. Selon les derniĂšres analyses relayĂ©es par LâAgefi, les groupes pharmaceutiques europĂ©ens se nĂ©gocient actuellement avec une dĂ©cote dâenviron 7 % par rapport au marchĂ© global. Il sâagit dâun niveau historiquement bas, rarement observĂ© mĂȘme lors des crises sanitaires ou financiĂšres prĂ©cĂ©dentes.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Dâune part, lâenvironnement politique aux Ătats-Unis â notamment les dĂ©clarations de lâadministration Trump sur la volontĂ© de faire baisser les prix des mĂ©dicaments â a ravivĂ© les craintes autour de la pression rĂ©glementaire, affectant directement les grands laboratoires europĂ©ens exposĂ©s au marchĂ© amĂ©ricain. Ces annonces ont eu un impact immĂ©diat sur les cours boursiers de plusieurs poids lourds du secteur, comme Sanofi, Roche ou Novartis.
Dâautre part, les marchĂ©s semblent intĂ©grer de maniĂšre anticipĂ©e des risques potentiels sur les marges et les revenus des laboratoires, notamment en lien avec l'expiration prochaine de plusieurs brevets de mĂ©dicaments phares. Cela a contribuĂ© Ă maintenir la pression sur les valorisations, malgrĂ© un contexte oĂč les fondamentaux restent solides (bĂ©nĂ©fices stables, innovation soutenue, capacitĂ©s dâinvestissement Ă©levĂ©es).
Pour autant, de nombreux gĂ©rants considĂšrent cette situation comme une opportunitĂ© dâentrĂ©e. Le secteur reste attractif Ă plusieurs titres :
Résilience des revenus en période d'incertitude économique ;
CapacitĂ© dâinnovation constante, notamment dans les biotechnologies et traitements spĂ©cialisĂ©s ;
Politiques de dividendes attractives et souvent croissantes.
Autrement dit, la dĂ©cote actuelle pourrait constituer une anomalie temporaire, dâautant plus que le secteur bĂ©nĂ©ficie traditionnellement dâun statut de valeur refuge lors des retournements de cycle Ă©conomique. Certains analystes estiment mĂȘme que cette sous-Ă©valuation pourrait conduire Ă des mouvements de consolidation ou de rachats dâactifs, en particulier dans la biotech.
âïž Par Christelle
âïž Le Rafale Ă la conquĂȘte du ciel : Dassault frappe fort au Salon du Bourget 2025
Dans un climat mondial tendu, le Salon du Bourget 2025 sâest imposĂ© comme un moment fort pour lâindustrie de la dĂ©fense. Parmi les stars du salon, Dassault Aviation a prĂ©sentĂ© son nouveau Rafale F5, une version modernisĂ©e dotĂ©e de capteurs amĂ©liorĂ©s, dâune connectivitĂ© avancĂ©e et prĂȘte pour le combat collaboratif.
Ce nouvel appareil attire dĂ©jĂ lâattention de plusieurs pays partenaires (Inde, Ămirats arabes unis, GrĂšce), avec Ă la clĂ© des contrats potentiels de plusieurs milliards dâeuros. Ces ventes profiteront Ă lâensemble de la chaĂźne industrielle française, mobilisant de nombreuses PME et renforçant lâemploi dans le secteur aĂ©ronautique.
Au-delĂ du Rafale, le salon est aussi un levier Ă©conomique. Il stimule les investissements dans lâinnovation (cybersĂ©curitĂ©, drones, carburants durables) et renforce la coopĂ©ration entre grands groupes comme Dassault, Thales et Safran. Les retombĂ©es Ă©conomiques sont estimĂ©es Ă plusieurs centaines de millions dâeuros en commandes et partenariats.
Dans un monde instable, le Bourget 2025 montre que la France reste un acteur clé de la défense aérienne⊠et un moteur pour son économie.
âïž Par Gaspard
Le pacte dâassociĂ©s que tâas signĂ© sans le lire (ou relu depuis 2019)
Je vais pas te mentir.
95 % des pactes quâon nous envoie sont soit copiĂ©s-collĂ©s dâun modĂšle, soit complĂštement pĂ©rimĂ©s. Et ça devient un vrai problĂšme quand il se passe un truc : divorce, clash entre associĂ©s, volontĂ© de vendre, burn-outâŠ
LĂ , tu ouvres ton pacte, et tu dĂ©couvres que tâes Ă poil.
Cas réel vu chez nous :
Deux associĂ©s Ă 50/50, aucune clause de dĂ©part, pas de clause dâarbitrage, chacun veut racheter lâautre. RĂ©sultat : ils sont bloquĂ©s depuis 8 mois, la boĂźte crame sa trĂ©sorerie en frais dâavocats.
Mon avis ? Un pacte, câest pas pour faire joli. Câest un airbag : quand tu le dĂ©clenches, faut quâil fonctionne.
Astuce JURII :
Tu relis ton pacte tous les deux ans. Tu le mets Ă jour dĂšs quâil y a un changement dâassociĂ© ou de rĂŽle. Et surtout, tu prĂ©vois les scĂ©narios moches pendant que tout le monde sâaime encore.
âïž Par Jean-Philippe
Toute lâĂ©quipe INGEFII vous souhaite une bonne semaine ! đ
