📈 Économie : le signal choc venu des États-Unis · 🏠 Immobilier : 10 villes encore attractives

On revient Ă©galement sur l’accord UE–Mercosur, un tournant commercial historique, et sur le crĂ©dit immobilier : une rentrĂ©e sous le signe de la vigilance.

L'actu finance & immo
5 min ⋅ 08/09/2025

1. En aoĂ»t, l’économie amĂ©ricaine n’a créé que 22 000 emplois contre 73 000 attendus, confirmant le ralentissement du marchĂ© du travail. Les investisseurs anticipent dĂ©sormais trois baisses de taux de la Fed d’ici fin 2025, malgrĂ© une inflation PCE core encore Ă  2,9 %. Ce contexte ravive le spectre de la stagflation. Avec une allocation record en actions (55 %), le marchĂ© se trouve Ă  un tournant : bulle spĂ©culative ou correction. En Europe, la BCE reste en statu quo.

2. AprĂšs 25 ans de nĂ©gociations, l’UE et le Mercosur (BrĂ©sil, Argentine, Uruguay, Paraguay) ont conclu un accord de libre-Ă©change couvrant 780 millions de consommateurs. Plus de 90 % des droits de douane seront supprimĂ©s, gĂ©nĂ©rant 4 Mds€ d’économies annuelles pour les exportateurs europĂ©ens. Les secteurs automobile, chimique, pharmaceutique et agroalimentaire seront les grands gagnants, tandis que des clauses de sauvegarde protĂ©geront l’agriculture europĂ©enne. Le texte doit encore ĂȘtre validĂ©, avec une entrĂ©e en vigueur prĂ©vue fin 2026.

3. La rentrĂ©e 2025 marque une lĂ©gĂšre remontĂ©e des taux immobiliers, avec des barĂšmes dĂ©sormais autour de 3,25 % Ă  3,50 %, en lien avec la hausse de l’OAT 10 ans. MalgrĂ© cette tension, le pouvoir d’achat immobilier reste favorable : certains mĂ©nages peuvent emprunter davantage qu’il y a quelques mois. Les banques restent compĂ©titives, surtout pour les primo-accĂ©dants et les projets de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. Toutefois, la tendance haussiĂšre pourrait se confirmer, incitant Ă  ne pas trop attendre.

4. En 2025, alors que le loyer moyen en France atteint 14 €/mÂČ, certaines villes restent attractives pour locataires et investisseurs. Saint-Étienne mĂšne le classement avec 11 €/mÂČ, suivie de NĂźmes et Reims (12 €/mÂČ). Le Havre, Dijon et Angers tournent autour de 13 €/mÂČ, tandis que Grenoble, Rennes et Toulon restent compĂ©titives (14–15 €/mÂČ). Villeurbanne offre une alternative abordable Ă  Lyon. Ces villes combinent loyers accessibles, forte demande et potentiel de valorisation intĂ©ressant.

📉 Emploi US : le signal que la Fed attendait

Le chiffre est tombĂ© comme un coup de massue : seulement 22 000 crĂ©ations de postes en aoĂ»t, contre 73 000 attendues. AprĂšs les signaux dĂ©jĂ  envoyĂ©s par les enquĂȘtes JOLTS et ADP, le constat est clair : le marchĂ© du travail amĂ©ricain ralentit.

Les investisseurs n’ont pas attendu pour rĂ©agir. Le rendement du 10 ans s’est effondrĂ© de 20 points de base pour tomber Ă  4,08 %. Ce mouvement traduit une conviction forte : la Fed va devoir assouplir sa politique dĂšs le mois de septembre, ce qui ne fait dĂ©sormais plus guĂšre de doute.

👉 La vĂ©ritable interrogation n’est donc pas si la Fed va baisser ses taux, mais jusqu’oĂč ira ce cycle d’assouplissement : s’agit-il du dĂ©but d’un mouvement durable ou d’un simple ajustement ponctuel ?

Le marchĂ©, lui, a dĂ©jĂ  tranchĂ© et anticipe trois baisses de taux d’ici la fin de l’annĂ©e.

Rappel utile : la Fed a un double mandat

  1. StabilitĂ© des prix, avec un objectif d’inflation Ă  2 %

  2. Plein emploi, garant d’une Ă©conomie dynamique

Ces mauvais chiffres de l’emploi offrent donc Ă  la Fed une marge de manƓuvre pour relĂącher la pression monĂ©taire.

Mais attention : la semaine derniĂšre, l’inflation PCE core ressortait encore Ă  2,9 %, bien au-dessus de l’objectif. Cette combinaison fait ressurgir le scĂ©nario le plus redoutĂ© par les marchĂ©s : la stagflation, mĂ©lange de croissance molle et d’inflation persistante.

📊 Focus pĂ©dagogique – Allocation record en actions

Dans le mĂȘme temps, la part des actions dans l’allocation financiĂšre des investisseurs amĂ©ricains atteint dĂ©sormais 55 %, un sommet historique.
Cela traduit un marchĂ© amĂ©ricain dans un cycle de hausse trĂšs avancĂ©, oĂč la plupart des acteurs sont dĂ©jĂ  massivement exposĂ©s.

DĂšs lors, si la Fed enclenche un vĂ©ritable cycle de baisse de taux, deux scĂ©narios s’opposent :
- Les marchĂ©s pourraient â€œacheter la nouvelle”, alimentant une bulle spĂ©culative
- Ou au contraire â€œvendre la nouvelle”, jugeant les valorisations excessives
👉 Deux scĂ©narios opposĂ©s qui illustrent le carrefour auquel se trouve le marchĂ©.

đŸ‡ȘđŸ‡ș En Europe, l’inflation d’aoĂ»t a lĂ©gĂšrement rebondi Ă  2,1 %, conforme aux attentes.
La rĂ©union de la BCE, prĂ©vue jeudi, sera scrutĂ©e de prĂšs. Un statu quo est attendu, mais le dĂ©bat sur une future baisse de taux reste d’actualitĂ©. Le moindre mot de Christine Lagarde sur l’orientation future de la politique monĂ©taire pourrait suffire Ă  orienter les marchĂ©s obligataires.

🔎 Ă€ suivre Ă©galement cette semaine :
- RĂ©vision annuelle des crĂ©ations d’emplois US (mardi) – un rendez-vous important alors que la fiabilitĂ© de ces donnĂ©es est rĂ©guliĂšrement contestĂ©e
- Indice des prix Ă  la production (mercredi)
- Indice des prix Ă  la consommation (jeudi) – dĂ©terminants pour la trajectoire de la Fed

✍ Par Chauncey


🌍 Accord UE–Mercosur : un tournant commercial historique

Le contexte ?
AprĂšs 25 ans de nĂ©gociations, l’Union europĂ©enne a validĂ© l’accord de libre-Ă©change avec le Mercosur (BrĂ©sil, Argentine, Uruguay, Paraguay). Ce traitĂ© vise Ă  crĂ©er un marchĂ© commun de prĂšs de 780 millions de consommateurs, avec la suppression progressive des droits de douane sur plus de 90 % des produits Ă©changĂ©s.

Conséquence ?
Un accord stratégique pour Bruxelles :

‱ Les exportateurs europĂ©ens devraient Ă©conomiser plus de 4 Mds€ de droits de douane par an en AmĂ©rique latine.

‱ Les secteurs automobile, pharmaceutique, chimique et agroalimentaire (vin, fromage) bĂ©nĂ©ficieront d’une ouverture Ă©largie.

‱ L’UE gagne un pied solide dans une rĂ©gion oĂč la Chine s’était imposĂ©e comme premier partenaire commercial.

Les points de tension ?
La France et plusieurs pays europĂ©ens redoutaient une concurrence dĂ©loyale pour les filiĂšres agricoles, du fait de normes environnementales et sanitaires moins strictes au Mercosur. Pour rassurer, Bruxelles a prĂ©vu des clauses de sauvegarde permettant de suspendre les importations en cas de dĂ©sĂ©quilibre majeur (+10 % de volume ou –10 % de prix).

Et maintenant ?
Le texte doit encore passer par le Conseil des ministres europĂ©ens du Commerce puis par le Parlement europĂ©en. S’il est validĂ©, il pourrait entrer en vigueur fin 2026, ouvrant une nouvelle Ă©tape de l’intĂ©gration Ă©conomique de l’UE Ă  l’échelle mondiale.

✍ Par Lou


📝 CrĂ©dit immobilier : une rentrĂ©e sous le signe de la vigilance

AprĂšs plusieurs mois de calme, la rentrĂ©e 2025 apporte un vent de changement sur le marchĂ© du crĂ©dit immobilier. La remontĂ©e de l’OAT 10 ans (indice qui influence directement les taux d’intĂ©rĂȘt) Ă  3,5 % commence Ă  se faire sentir dans les offres bancaires. MĂȘme si les conditions restent attractives pour certains profils, les premiers signes de tension apparaissent.

L’essentiel à retenir

Les taux remontent lĂ©gĂšrement. AprĂšs des mois de stabilitĂ©, les banques ajustent leurs barĂšmes. On observe une hausse comprise entre +0,10 et +0,20 point. ConcrĂštement, un taux qui Ă©tait Ă  3,15 % peut dĂ©sormais passer Ă  3,25 % ou 3,35 %. Des taux moyens autour de 3,25 % Ă  3,50 %. C’est le nouveau niveau de rĂ©fĂ©rence pour les crĂ©dits immobiliers en cette rentrĂ©e.

Ce n’est pas dramatique, mais cela traduit une tendance haussiùre qui pourrait se confirmer. Un pouvoir d’achat immobilier encore favorable.

Bonne surprise : malgrĂ© ces hausses, la capacitĂ© d’emprunt a progressĂ© ces derniers mois.

Exemple : un mĂ©nage avec 4 000 € nets mensuels peut aujourd’hui emprunter 20 000 € de plus qu’il y a quelque temps. Des profils encore chouchoutĂ©s par les banques.

Les Ă©tablissements continuent de se montrer compĂ©titifs, surtout pour : les primo-accĂ©dants (premiers achats), les projets intĂ©grant une rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. Ces dossiers bĂ©nĂ©ficient de conditions plus souples et de taux prĂ©fĂ©rentiels. Une conjoncture politique et Ă©conomique incertaine. Les tensions internationales et les dĂ©bats nationaux crĂ©ent un climat de vigilance. Les banques anticipent donc de possibles hausses supplĂ©mentaires dans les prochains mois. 

Une capacitĂ© d’emprunt encore solide

MĂȘme avec des taux en lĂ©gĂšre hausse, les emprunteurs conservent des marges de manƓuvre. Les banques cherchent toujours Ă  sĂ©duire de nouveaux clients et multiplient les offres compĂ©titives. Cela reste un moment intĂ©ressant pour concrĂ©tiser un projet immobilier, Ă  condition de ne pas trop attendre. 

Vers une tendance Ă  la hausse ?

Certains Ă©tablissements ont dĂ©jĂ  enclenchĂ© le mouvement. Si la tendance se poursuit, les taux moyens pourraient s’approcher de 3,50 % ou plus dans les prochains mois. 

Nos conseils pratiques pour réussir son projet :

  • NĂ©gociez : mettez en avant vos atouts (apport, stabilitĂ©, revenus). 

  • Comparez : les diffĂ©rences entre banques peuvent reprĂ©senter plusieurs milliers d’euros. 

  • Ne tardez pas trop : finalisez votre projet avant une nouvelle hausse. 

  • Pensez aux aides : PTZ et dispositifs rĂ©gionaux allĂšgent le coĂ»t global.

✍ Par Quentin


🏠 Immobilier locatif : Top 10 des villes oĂč les loyers restent abordables en 2025

Alors que la tension locative continue de grimper dans les grandes mĂ©tropoles françaises, certaines villes offrent encore des loyers attractifs, permettant aux locataires de prĂ©server leur budget
 et aux investisseurs de cibler des marchĂ©s accessibles avec un bon potentiel.

Selon les donnĂ©es rĂ©centes, le loyer moyen en France s’élĂšve Ă  14 €/mÂČ. Pourtant, plusieurs communes se distinguent en restant bien en dessous de ce seuil.

Saint-Étienne arrive en tĂȘte avec un prix de 11 €/mÂČ, soit un loyer moyen de 549 € pour un meublĂ© et 487 € pour un non-meublĂ©.
NĂźmes et Reims suivent avec des loyers moyens autour de 12 €/mÂČ, offrant un excellent rapport qualitĂ©-prix.
- D’autres villes comme Le Havre, Dijon ou Angers affichent des loyers compĂ©titifs autour de 13 €/mÂČ.
- MĂȘme dans des zones dynamiques comme Grenoble (14 €/mÂČ)Rennes (14 €/mÂČ) ou Toulon (15 €/mÂČ), les prix restent en dessous des grandes mĂ©tropoles voisines.
- Enfin, Villeurbanne, alternative directe Ă  Lyon, propose des loyers moyens de 736 € en meublĂ© contre prĂšs de 1 000 € Ă  Lyon.

👉 Pour les locataires, ces villes reprĂ©sentent une opportunitĂ© de se loger Ă  moindre coĂ»t tout en profitant d’un cadre de vie attractif.
👉 Pour les investisseurs, elles constituent des marchĂ©s porteurs : loyers accessibles, forte demande Ă©tudiante ou rĂ©gionale, et un potentiel de valorisation intĂ©ressant face Ă  la hausse continue des prix dans les grandes capitales rĂ©gionales.

En rĂ©sumĂ©, si les loyers flambent dans de nombreuses mĂ©tropoles, ces 10 villes offrent encore un souffle d’air frais, conciliant budget maĂźtrisĂ© et opportunitĂ©s d’investissement.

✍ Par Laura


Toute l’équipe Ingefii vous souhaite une bonne semaine ! 🙂

L'actu finance & immo

Par L'équipe Ingefii

Chez INGEFII, notre Ă©quipe est composĂ©e d’experts passionnĂ©s et engagĂ©s qui mettent leur expertise au service de votre patrimoine.

Les derniers articles publiés