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📉 Quand l’euphorie flirte avec la surchauffe - đŸ–ïžÂ RĂ©sidences secondaires : la surtaxe d’habitation s’intensifie en 2025

On revient Ă©galement sur l'investissement locatif et les tendances de l’automne 2025 et Powell qui enclenche la premiĂšre baisse des taux de l’annĂ©e : 4 % – 4,25 %

L'actu finance & immo
5 min ⋅ 22/09/2025

1. 📉 La Fed a abaissĂ© son taux directeur de 0,25 %, propulsant Wall Street Ă  des records historiques. Depuis avril, 15 000 milliards $ se sont ajoutĂ©s au S&P 500, dopĂ©s par l’IA et la tech, moteur quasi exclusif du rallye. Mais cette euphorie repose sur une concentration extrĂȘme des positions, rendant le marchĂ© fragile. Le Nasdaq est en surachat prolongĂ©, signe de surchauffe. Wall Street parie sur un scĂ©nario “Goldilocks”, mais l’équilibre reste prĂ©caire.

2. 🏩 Jerome Powell a annoncĂ© une premiĂšre baisse des taux de 0,25 point, ramenant la fourchette Ă  4 % – 4,25 %. La Fed privilĂ©gie l’emploi, affaibli par des crĂ©ations dĂ©cevantes en aoĂ»t (73 000), face Ă  une inflation jugĂ©e passagĂšre. Mais le contexte est aussi politique : chaque geste de Powell, dont le mandat expire en 2026, est scrutĂ© par la Maison-Blanche. Deux autres baisses restent possibles cette annĂ©e, mais l’équilibre emploi-inflation demeure fragile.

3. đŸ–ïž En 2025, la surtaxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires s’intensifie avec l’extension des zones tendues Ă  prĂšs de 3 700 communes. DĂ©jĂ  appliquĂ©e par 1 500 villes en 2024, elle atteint parfois 60 %, notamment en PACA, Occitanie, Auvergne-RhĂŽne-Alpes et Île-de-France. Les recettes fiscales ont bondi de 52 % l’an dernier et devraient encore croĂźtre. Pour les propriĂ©taires, la facture grimpera en dĂ©cembre 2025, combinant surtaxe locale et revalorisation nationale des bases (+1,7 %).

4. đŸ˜ïž L’automne 2025 confirme le dynamisme contrastĂ© de l’investissement locatif. Dans les grandes villes Ă©tudiantes comme Bordeaux, Lyon ou Rennes, la tension locative reste extrĂȘme, mais la hausse des prix limite les rendements (3,5 Ă  4 % en centre). La pĂ©riphĂ©rie bordelaise offre de meilleures opportunitĂ©s (4,5 Ă  5 %). En parallĂšle, des villes secondaires comme Saint-Étienne (10 %), Mulhouse (9 %) ou BĂ©ziers sĂ©duisent par leurs rendements Ă©levĂ©s. Le financement reste exigeant, nĂ©cessitant apport et discipline budgĂ©taire.

📉 Quand l’euphorie flirte avec la surchauffe (DÉCRYPTAGE 👇)

C’est dĂ©sormais officiel : la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale a abaissĂ© son taux directeur de 0,25 %. Une dĂ©cision largement anticipĂ©e
 qui a suffi Ă  propulser les marchĂ©s amĂ©ricains vers de nouveaux records historiques.

Depuis avril, prĂšs de 15 000 milliards de dollars de capitalisation se sont ajoutĂ©s au S&P 500 (Graphique 1).

Les volumes d’échanges sont parmi les plus Ă©levĂ©s jamais enregistrĂ©s, confirmant un retour massif de l’appĂ©tit pour le risque. Mais ce rallye n’est pas homogĂšne. Il repose avant tout sur un moteur : la technologie et l’intelligence artificielle.

Les hedge funds amĂ©ricains ont massivement concentrĂ© leurs positions sur ce thĂšme, au point que l’exposition au secteur atteint des niveaux records (Graphique 2).

Premier enseignement : l’euphorie est rĂ©elle, mais aussi fragile.
L’IA attire des flux colossaux car elle incarne l’avenir. Mais un marchĂ© oĂč “tout le monde est du mĂȘme cĂŽtĂ© du bateau” devient dangereux : la moindre dĂ©ception peut dĂ©clencher des ventes en chaĂźne.

Enfin, les indicateurs techniques envoient un signal d’alerte. Le Nasdaq Ă©volue depuis l’étĂ© en zone de surachat quasi permanente 👉 un phĂ©nomĂšne rarissime, qui illustre un vĂ©ritable emballement (Graphique 3).

Deuxiùme enseignement : l’enthousiasme se transforme en surchauffe.
Les investisseurs ne se contentent plus d’acheter la tendance, ils la poussent Ă  l’extrĂȘme. Or, l’histoire montre que de tels excĂšs ne disparaissent pas par magie : ils se corrigent gĂ©nĂ©ralement par une consolidation, voire une phase de volatilitĂ© prolongĂ©e.

📚 Focus pĂ©dagogique – Le scĂ©nario “Goldilocks”
En Ă©conomie, on parle de Goldilocks (Boucle d’or) lorsqu’un Ă©quilibre presque parfait s’installe :
đŸ”č une croissance suffisamment robuste pour soutenir les profits des entreprises
đŸ”č une inflation en reflux, qui permet aux banques centrales de relĂącher la pression
đŸ”č des conditions financiĂšres favorables, grĂące Ă  des taux plus bas et une liquiditĂ© abondante
C’est l’environnement rĂȘvĂ© pour les marchĂ©s : croissance des bĂ©nĂ©fices, financement peu coĂ»teux, abondance de liquiditĂ©.

Mais cet équilibre est précaire :
Si l’économie accĂ©lĂšre trop, l’inflation repart et la Fed devra resserrer.
Si elle ralentit trop, les bĂ©nĂ©fices chutent et l’euphorie retombe.

📝 Mon opinion : Aujourd’hui, Wall Street price ce scĂ©nario Goldilocks.
Le marchĂ© intĂšgre l’idĂ©e d’une croissance idĂ©ale, sans inflation ni rĂ©cession.
Autrement dit : il price le meilleur des mondes
 mais quand tout est déjà dans les cours, le rapport rendement/risque devient de plus en plus défavorable.

✍ Par Chauncey


📉 Powell enclenche la premiĂšre baisse des taux de l’annĂ©e : 4 % – 4,25 %

Dans les faits, Jerome Powell a annoncĂ© la premiĂšre baisse des taux de l’annĂ©e, finalement de 0,25 point de pourcentage, ce qui ramĂšne la fourchette des taux directeurs Ă  4 % – 4,25 %. Cette dĂ©cision est motivĂ©e par l’essoufflement du marchĂ© de l’emploi, jugĂ© plus prĂ©occupant que la rĂ©cente poussĂ©e de l’inflation.

Pour rappel, seulement 73 000 emplois nets ont Ă©tĂ© créés en aoĂ»t, loin des attentes, et le BLS (Ă©quivalent de l’Insee aux USA) a enchaĂźnĂ© les rĂ©visions Ă  la baisse de ses prĂ©cĂ©dents rapports. Du cĂŽtĂ© des prix, les droits de douane commencent Ă  pousser les coĂ»ts Ă  la hausse, mais la Fed considĂšre cette inflation comme passagĂšre.

Contexte politique : 
Le mandat de Powell expire en mai 2026, et la Maison-Blanche suit de prĂšs la succession Ă  la tĂȘte de la Fed. Selon plusieurs Ă©conomistes, la situation crĂ©e un « théùtre politique Â» , oĂč chaque dĂ©cision devient Ă  la fois Ă©conomique et politique.

Et maintenant ?
La Fed se retrouve face Ă  un dilemme classique :

  • Soutenir l’emploi, au risque de relancer l’inflation.

  • Lutter contre l’inflation, au risque de freiner la croissance.

Pour l’instant, la Fed laisse entrevoir deux autres baisses d’un quart de point cette annĂ©e, mais chaque dĂ©cision sera scrutĂ©e Ă  la loupe. Le bras de fer entre la Maison-Blanche et la banque centrale est lancĂ©, et Powell devra naviguer avec prudence dans un contexte oĂč chaque action est autant politique qu’économique.

En pratique :
Pour les emprunteurs, cette premiĂšre baisse ouvre la voie Ă  une possible dĂ©tente des taux dans les prochains mois. Pour les investisseurs, il s’agit d’anticiper un environnement plus accommodant et de s’adapter aux mouvements des marchĂ©s.

✍ Par Lou


đŸ–ïž RĂ©sidences secondaires : la surtaxe d’habitation s’intensifie en 2025

AprĂšs la suppression de la taxe d’habitation pour les rĂ©sidences principales, ce sont dĂ©sormais les rĂ©sidences secondaires qui concentrent l’attention fiscale. Et la tendance est claire : la surtaxe se gĂ©nĂ©ralise et pĂšse de plus en plus lourd pour les propriĂ©taires.

En 2024, prĂšs de 1 500 communes l’ont appliquĂ©e, contre seulement 309 en 2023. Un tiers d’entre elles ont choisi le taux maximum de 60 %. RĂ©sultat : des recettes fiscales en hausse de 52 %, atteignant 436 millions d’euros.

En 2025, encore plus de villes franchissent le pas, profitant de l’extension des zones tendues (dĂ©sormais prĂšs de 3 700 communes). Celles-ci regroupent les territoires oĂč se loger Ă  l’annĂ©e devient difficile face Ă  la pression touristique, aux loyers Ă©levĂ©s et Ă  la concentration de rĂ©sidences secondaires.

đŸ”č Les rĂ©gions les plus concernĂ©es : Auvergne-RhĂŽne-Alpes, PACA et Occitanie, oĂč stations balnĂ©aires et villes alpines sont particuliĂšrement visĂ©es.

đŸ”č Certaines communes emblĂ©matiques (Antibes, Le Canet) relĂšvent leur surtaxe de 10 % en 2025.

đŸ”č MĂȘme l’Île-de-France durcit le ton : Saint-Ouen instaure une majoration de 60 %, tandis que Neuilly-sur-Seine et Corbeil-Essonnes actent des hausses de 20 points.

ConsĂ©quence pour les propriĂ©taires : une hausse double de la facture en dĂ©cembre 2025, entre la surtaxe votĂ©e par les communes et la revalorisation nationale des bases d’imposition de 1,7 %.

À titre d’exemple, la taxe d’habitation moyenne sur les rĂ©sidences secondaires atteignait 1 125 € en 2024 : trois fois moins en Bourgogne-Franche-ComtĂ© (725 €) qu’en ĂŽle-de-France (2 103 €).

En rĂ©sumĂ©, si vous possĂ©dez une rĂ©sidence secondaire dans une commune classĂ©e en zone tendue, prĂ©parez-vous Ă  une imposition en nette augmentation. La surtaxe d’habitation devient un outil fiscal privilĂ©giĂ© des collectivitĂ©s locales pour rĂ©guler le marchĂ© et compenser la pression touristique.

✍ Par Quentin


đŸ˜ïž Investissement locatif : les tendances de l’automne 2025

L’investissement locatif reste un placement privilĂ©giĂ© en France, et l’automne 2025 confirme une dynamique contrastĂ©e. D’un cĂŽtĂ©, certaines grandes villes connaissent une forte tension locative, principalement portĂ©e par les Ă©tudiants et les jeunes actifs. De l’autre, plusieurs villes secondaires se distinguent par des prix d’achat plus accessibles et des rendements plus Ă©levĂ©s.

🎓 Un marchĂ© Ă©tudiant toujours sous pression

La rentrĂ©e universitaire 2025 met en lumiĂšre la difficultĂ© persistante pour les Ă©tudiants Ă  trouver un logement. Dans des villes comme Lyon, Rennes ou Bordeaux, la demande est parfois jusqu’à dix fois supĂ©rieure Ă  l’offre. À Bordeaux, on compte en moyenne 20 candidats par annonce, et les studios ou T1 se louent en quelques jours seulement. Le loyer d’un studio avoisine dĂ©sormais les 600 €, et peut facilement dĂ©passer 650 € dans l’hypercentre ou prĂšs des campus.

🌆 Bordeaux : attractivitĂ© confirmĂ©e, rentabilitĂ© mesurĂ©e

L’agglomĂ©ration bordelaise reste un pĂŽle d’attraction majeur, grĂące Ă  ses universitĂ©s, ses Ă©coles supĂ©rieures et sa situation gĂ©ographique privilĂ©giĂ©e Ă  deux heures de Paris. Cette attractivitĂ© se traduit par une demande locative toujours soutenue. NĂ©anmoins, le prix moyen au mÂČ dĂ©passe dĂ©sormais 5 000 € dans Bordeaux intra-muros, ce qui limite les rendements. Le rendement brut s’établit gĂ©nĂ©ralement entre 3,5 et 4 % en centre-ville.

En revanche, les communes de la périphérie comme Pessac, Talence ou Mérignac, bien desservies par le tram, offrent des opportunités intéressantes. On y observe des rendements bruts de 4,5 à 5 %, avec une demande locative tout aussi solide, portée notamment par les étudiants et jeunes actifs qui se tournent vers ces secteurs pour échapper à la saturation du centre.

đŸ™ïž Les villes secondaires en pleine montĂ©e

En parallĂšle, plusieurs villes de taille moyenne sĂ©duisent de plus en plus d’investisseurs. Leurs prix d’entrĂ©e plus bas permettent d’obtenir des rendements particuliĂšrement attractifs. À titre d’exemple, Saint-Étienne affiche un rendement brut proche de 10 %, avec un prix moyen au mÂČ autour de 1 400 € seulement. Mulhouse offre un rendement estimĂ© Ă  9 %, tandis que des villes comme Le Havre, BĂ©ziers ou Perpignan enregistrent des rendements compris entre 7,5 et 8,5 %. Ces marchĂ©s constituent une alternative crĂ©dible aux grandes mĂ©tropoles, tout en bĂ©nĂ©ficiant d’une tension locative structurelle.

đŸ’¶ Financement : un contexte exigeant

Si la demande locative soutient la pertinence de l’investissement immobilier, il est essentiel de garder Ă  l’esprit les conditions actuelles de financement. Les banques demandent dĂ©sormais, dans la majoritĂ© des cas, un apport personnel couvrant au moins les frais de notaire. Le respect du taux d’endettement maximal de 35 % reste incontournable, mĂȘme si des assouplissements existent pour les profils Ă  revenus Ă©levĂ©s. La durĂ©e d’emprunt, souvent fixĂ©e Ă  20 ans, permet de lisser les mensualitĂ©s, mais rĂ©duit lĂ©gĂšrement le rendement net.

Par ailleurs, il convient de distinguer rendement brut et rendement net : une fois prises en compte la fiscalitĂ©, les charges et une Ă©ventuelle vacance locative, le rendement rĂ©el peut ĂȘtre infĂ©rieur de 1,5 Ă  2 points au brut affichĂ©.

✅ En conclusion

L’automne 2025 confirme que l’investissement locatif demeure une valeur sĂ»re, mais il nĂ©cessite une approche adaptĂ©e. À Bordeaux et dans les grandes mĂ©tropoles, la rentabilitĂ© brute tend Ă  se rĂ©duire, mais la sĂ©curitĂ© locative reste totale. Les villes secondaires, quant Ă  elles, offrent des rendements attractifs, Ă  condition de bien choisir l’emplacement et de maĂźtriser la gestion locative. L’ensemble de ces tendances souligne une rĂ©alitĂ© : le marchĂ© est globalement dĂ©sĂ©quilibrĂ©, avec bien plus de candidats que de logements disponibles. Pour les investisseurs, cela constitue un environnement porteur, Ă  condition de construire un projet solide et rĂ©flĂ©chi.

✍ Par JerĂŽme


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